25 novembre 2009
Adresse du parti de gauche aux enseignants
Le Parti de Gauche s’adresse aux
enseignants pour présenter son rapport à l’éducation nationale en cette période
de crise sociale, politique, écologique, mais aussi éducative.
▲ Les crises éducatives
Aujourd’hui, l’Education
nationale est en crises ; une triple crise de repères, de moyens et de
reconnaissance. La crise des repères est venue à la fois des
reculs socialistes en temps de gouvernement, de l’abandon de la vision
républicaine de l’Ecole jusqu’aux rodomontades de Claude Allègre sur le
« mammouth à dégraisser » et de l’offensive libérale menée par la
droite destinée à faire de l’éducation un marché comme un autre (abandon de la
carte scolaire, transformation des établissements en EPLE, fondation des
jardins d’éveil pour ne parler que de l’actualité la plus récente). La crise
des moyens est le fait d’une droite idéologue refusant de voir la
réalité : le sous-investissement français dans l’éducation, que même une
officine pourtant peu connue pour sa radicalité alter-mondialiste
affirme : l’OCDE. Ces deux crises sont structurées par des politiques
européennes faisant fi de la notion de service public d’éducation. La crise de
reconnaissance frappe le métier même d’enseignant, du primaire au
supérieur ; enseigner devient ringard au temps de la communication et de
la segmentation des sociétés en individus.
Face
ces crises, il est temps de réagir. C’est ce que vous propose le Parti de
Gauche.
▲ En terminer avec les
renoncements
Le Parti de Gauche se propose que l’école, dans
toutes ses dimensions et à tous ses niveaux, redevienne un enjeu de la
confrontation avec la droite. L’abandon des « réformes » régressives est un préalable à toute
politique de rupture dans l’éducation nationale. L’effort doit porter sur la
construction d’un Pacte éducatif pour notre pays. Reconquête de la laïcité impliquant
la fin du financement des écoles confessionnelles et privées par la République,
égale dignité des formations, cadre national des diplômes, défense des
qualifications, égalité territoriale, démocratisation, émancipation des élèves
seront au cœur de ce Pacte.
▲ Renforcer les moyens
mis à disposition de l’Ecole
Pas de demi-mesures en la matière : il faut
planifier le coût sur plusieurs années du réinvestissement de l’Etat dans
l’éducation. Cette planification doit se faire dans la collaboration entre les
partenaires du Pacte éducatif, dans le respect des prérogatives et des statuts
de chacun.
▲ Mener le combat
culturel
La gauche a perdu le combat culturel sur
l’éducation comme sur d’autres sujets tant l’imprégnation des thèses
néo-libérales est forte. Aujourd’hui, le Parti de Gauche se propose de mener la
bataille pour donner des réponses actuelles, fortement ancrées dans les
traditions de la gauche, c’est-à-dire du double héritage du combat républicain
et des aspirations du mouvement ouvrier. Il faut inventer, sachant que si
l’Ecole peut beaucoup elle ne peut pas non plus tout, certainement pas se
substituer aux défaillances de la volonté politique. Cela ne pourra se faire
sans les enseignants.
« Après le pain,
l’éducation est le premier besoin d’un peuple », proclamait Danton. Le
Parti de Gauche reprend pleinement à son compte cette maxime, plaçant au cœur
de son projet de transformation sociale la question éducative. Notre objectif
est de favoriser l’émancipation tant individuelle que collective. Une émancipation
dans le sens qu’en avait donné Condorcet : construire « des
citoyens qui ne s’en laissent pas conter mais qui entendent qu’on leur rende
des comptes », autrement dit construire « un peuple conscient et
debout ».
Contact :
20 novembre 2009
Manifeste du PG pour les Régionales
Le Manifeste du PG pour les élections régionales
envoyé par lepartidegauche. - L'info internationale vidéo.
19 novembre 2009
Vie de gauche Ardèche n°15
"En politique le plus haut sommet d'un parti est en principe sa base..."
Retrouvez les articles de Vie de Gauche Ardèche :
- Pour les Régionales, élargir le FRONT
- billet d'humeur,
- urgences pour les libertés, urgences pour les droits
- Régionales : Etat des lieux en Ardèche
- La vie des militants du Parti de gauche 07
Bonne lecture : Vie_de_gauche_n_15
14 novembre 2009
Rassemblement du 11 novembre à JOYEUSE
L’Association laïque des Amis des monuments pacifistes et antimilitaristes de l’Ardèche, ALAMPAA , la fédération Ardèche Drôme de la Libre Pensée et l’association républicaine des anciens combattants (ARAC) organisaient le 6ème rassemblement pacifiste devant le monument aux Morts de Joyeuse, le 11 novembre.
Présent à ce rassemblement, le Parti de Gauche est intervenu par la voix de José :
" La faculté d’oublier nous permet de franchir des barrières de l’inconscient. Elle nous permet d’avancer dans la vie. Pourtant, l’histoire collective, elle, ne peut souffrir de l’oubli. Nous n’avons pas le droit de jeter aux oubliettes les évènements tragiques qui ont marqué l’histoire.
Par notre présence autour du monument de la paix de Joyeuse (07) en ce jour anniversaire du 11 novembre 2009, nous voulons rappeler l’immense boucherie que les états impérialistes provoquèrent pour se partager le monde avec ses richesses et s’accaparer de possessions coloniales.
Pendant la guerre 14-18, des millions d’hommes furent sacrifiés sur l’autel des profits capitalistes ; environ 10 millions de personnes furent tuées et environ 20 millions devinrent invalides.
Pendant ce carnage, des soldats refusèrent de mourir pour engraisser les bourgeois, refusèrent de périr pour les proxénètes de la mort, refusèrent de tuer d’autres travailleurs. Dans l’enfer des tranchées, des soldats ennemis fraternisèrent. Poursuivis pour des accusations de trahison, de désertion, de mutinerie, de lâcheté, de désobéissance, de mutilation volontaire, la hiérarchie militaire et le pouvoir politique s’acharnèrent contre ces insoumis, ces renégats. 2 500 soldats français furent condamnés par les cours martiales. 600 furent fusillés pour l’exemple. Les autres « poilus » furent déportés aux travaux forcés, dont beaucoup moururent. Ces chiffres ne prennent pas en compte les soldats tirés au sort et passés par les armes, ni les exécutions sommaires commises par les officiers. Tous ces soldats furent fusillés pour l’exemple. Comme le disait le général Joffre, ces exécutions étaient absolument indispensables pour stopper la gangrène de la désobéissance.
Le but était de remplacer la terreur des tranchées par la terreur des exécutions martiales. Ces victimes de la barbarie ne furent pas seulement privées de leur vie mais également de leur honneur et de celui de leur famille. Après, presque, un siècle la soif de justice pour ces hommes innocents, qui voulaient la paix, la liberté, est toujours intacte. Il est temps que la République Française réhabilite tous les fusillés pour l’exemple comme l’ont déjà fait la Grande Bretagne et l’Allemagne.
NOUS DEMANDONS LA REHABILITATION DE TOUS LES FUSILLES.
Le souvenir et l’enseignement de cette page d’histoire devraient nous permettre de ne pas reproduire les mêmes atrocités et refuser la folie meurtrière de la guerre. Malheureusement, aujourd’hui encore les intérêts capitalistes, la soif de pouvoir, l’accumulation de richesses embrasent la terre par ses conflits guerriers.
Certains diront que la guerre est planétaire qu’elle a simplement changé de visage. Pour parvenir à la paix entre tous les peuples, il nous faudra parvenir à supprimer l’une des principales causes des guerres; le système capitaliste et sa logique de profit. Il nous faudra remplacer ce système qui mène l’humain et son environnement à sa perte par une politique émancipatrice au service du progrès humain."
09 novembre 2009
Le Gaspillage de l'eau, c'est le pillage par le privé...
La presse vient de révéler l'incroyable scandale du délabrement du réseau d'eau potable en France, entraînant un gaspillage évalué à 2 milliards d'euros. Feignant de découvrir le problème, le gouvernement, par la voix de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, s'empresse de rejeter la faute sur « Les collectivités [qui] ont l'obligation par la loi de rechercher les fuites », en menaçant « de leur demander de ramener leur taux de perte à 15 %, voire moins dans les zones urbaines denses ».
Mais ce gaspillage est avant le résultat du véritable pillage par les entreprises privées de ce bien commun de l'Humanité qu'est l'eau.
Aujourd'hui, en effet, près des trois quarts des communes font le choix de déléguer la gestion du service de l'eau aux multinationales Veolia, Suez, ou Saur, qui réalisent, comme l'ont démontré plusieurs fois des enquêtes menées par les associations de consommateurs, des marges bénéficiaires inouïes dans la plus totale opacité. Evidemment, les services de communication de ces compagnies du Cartel de l'eau ont immédiatement réagi pour dire leur accord avec la ministre sarkozyste, et « renvoient la responsabilité aux élus locaux », selon le JDD, en poussant la provocation jusqu'à prétendre - sans craindre les contradictions - que les réseaux français sont « en meilleur état qu'ailleurs » (Veolia) ou que leur rendement se situe « dans la moyenne européenne » (Suez)... il faudrait savoir !
C'est avant tout à cause de ces prédateurs, à qui des élus acceptent de déléguer leur mission de service public, que l'eau est aujourd'hui en France non seulement gaspillée, mais aussi de plus en plus marchandisée et polluée. Dans le monde, l'eau est en train de devenir un enjeu stratégique comparable au pétrole, sous la pression du modèle financier et productiviste, générant parfois des conflits armés.
Le Parti de Gauche considère que seule la gestion intégralement publique de l'eau, conçue et défendue à l'échelle mondiale et appliquée à l'échelle locale, est le seul modèle qui permet de garantir une exploitation raisonnée et la préservation de ce bien commun de l'Humanité. Contrairement à ce que dit le gouvernement Sarkozy, il ne s'agit donc pas de faire payer aux usagers et aux contribuables la remise en état d'un réseau que continueraient à exploiter sans vergogne les compagnies privées. L'eau doit redevenir publique !
Dans son manifeste pour les élections régionales, le Parti de Gauche déclare que « le droit à l'eau, la promotion de modes de consommation plus sobres sont également incompatibles avec une gestion privée qui pousse au contraire à la consommation irraisonnée et qui tire profit de l'inégalité d'accès croissante à cette ressource. » Le PG propose « que les régions mettent en place des structures Nous proposons que les régions mettent en place des structures régionales de gestion de l'eau. Ce afin d'inciter les communes à gérer ce bien commun en régie publique et de leur en fournir les moyens. De nouvelles politiques pourront alors être mises en œuvre, notamment sur le plan tarifaire : premiers mètres cubes gratuits afin de garantir le droit d'accès à ce bien commun, tarif progressif afin de décourager la surconsommation d'eau et la péréquation tarifaire afin de garantir l'égalité des citoyens. »
La bataille pour un grand service public de l'eau, partout sur le territoire, est centrale pour le Parti de Gauche. Il portera cette revendication lors de toutes les prochaines élections, mais aussi dans les mobilisations locales provoquées par la renégociation des contrats arrivés à terme. Il s'agit d'une bataille mondiale, et le Parti de Gauche participera également à la mobilisation contre le Forum Mondial de l'Eau qui se tiendra à Marseille en 2012, organisé par le prétendu Conseil Mondial de l'Eau, qui n'est qu'une officine des grandes multinationales du Cartel de l'eau.
Nicolas Voisin
Retrouver cet article et d'autres sur le site du parti de gauche : www.lepartidegauche.fr
06 novembre 2009
Appel pour un parti de gauche écologiste
par Paul Ariès, objecteur de croissance, Directeur du Sarkophage et Martine Billard, écologiste, Députée de Paris
Les résultats des élections européennes témoignent de la montée en puissance d'une abstention des jeunes et des milieux populaires qui reflète à la fois le refus de l'Europe libérale, la crise de la représentation et la défiance politique qui touche l'ensemble des partis.
Dans le même temps, chacun peut constater la demande d'écologie exprimée dans le vote pour Europe Ecologie et le refus des régressions sociales et du libéralisme incarné par les scores du Front de Gauche et du NPA. Dans ces deux domaines, l'urgence nous impose des décisions courageuses. Or le système capitaliste productiviste a sombré dans la démesure en consommant l'équivalent de plusieurs planètes! Les pays les plus pauvres, qui en sont pourtant les moins responsables, sont les premières victimes des catastrophes. Les pays les plus riches doivent donc montrer l'exemple. Faisons comprendre qu'il n'est pas possible d'avoir courir derrière une croissance infinie dans un monde fini. La décroissance de l'empreinte écologique est une absolue nécessité: il revient au politique d'en dessiner les contours.
En France, il y a urgence à faire front au sarkoproductivisme. Pour cela les réponses aux crises écologique, sociale et démocratique nécessitent de s'attaquer au mal à la racine en proposant une rupture franche avec les modes de production et de consommation dominants et de rejeter sans ambiguïté les assauts des démarches marketing d' « écolo-blanchiment » qui, au-delà de l'effet de mode, participent à l'aggravation de la crise écologique. Le « capitalisme vert » ou la croissance verte, derniers avatars de l'économie de marché, n'offrent pas de solutions à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.
Il n'y aura donc pas d'alternative crédible tant qu'une nouvelle construction politique ne prendra pas en compte les exigences d'une transformation à la fois sociale et écologiste. Nous sommes convaincus que le Parti de Gauche peut être l'un des vecteurs de cette convergence. Il doit pour cela tirer les leçons de la nouvelle situation et des limites actuelles de la gauche.
Pour nous, qui avons le souci de la préservation de la planète chevillé au corps tout autant que le désir d'égalité sociale et la lutte contre la société du mépris, le Parti de Gauche doit accomplir un geste symbolique à la hauteur des enjeux historiques en montrant qu'il est la force qui rompt avec l'aveuglement du passé. Cela suppose qu'il revendique explicitement l'identité écologiste, seule façon d'ancrer clairement sa volonté de se positionner tout autant dans les riches traditions de gauche que dans celles de l'écologie politique.
L'écologie ne va pas de soi, elle n'est pas une demi mesure et doit compter à part entière dans l'identité - et donc dans le nom-même - de cette force politique nouvelle. Le Parti de Gauche doit franchir ce pas pour construire une dynamique collective de convergences qui dépasse de simples ralliements individuels. Il a décidé de tenir en fin d'année un congrès refondateur et propose pour cela un comité de co-organisation (*).
Nous prenons nos responsabilités en rassemblant des écologistes antilibéraux et des militants de gauche antiproductivistes pour participer à cette refondation vers un parti de gauche écologiste.
Pour se joindre à cette démarche envoyer un mail à < gauche-ecologiste@orange.fr>
Retrouver l'article sur le site national du PG : http://www.lepartidegauche.fr
26 octobre 2009
Manifeste du PG pour les Régionales
Retrouver le manifeste du Parti de gauche pour les élections Régionales :
http://lepartidegauche.fr/images/stories/textes/manifeste_PG_regionales_def.pdf
25 octobre 2009
Proposition de loi pour "une autre fiscalité écologique"
Martine Billard, députée de Paris et les parlementaires du Parti de Gauche, Jacques Desallangre et Marc Dolez, députés et les sénateurs François Autain et Marie-Agnés Labarre, ainsi que Jean-Luc Mélenchon et Corinne Morel-Darleux, ont présenté mardi 13 octobre à la presse leur proposition de loi « pour une autre fiscalité écologique » qui a été déposée le même jour à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Alors que le gouvernement se contente de repeindre en vert le capitalisme avec sa taxe carbone, cette proposition de loi pose les bases d'une autre fiscalité écologique en rupture avec le productivisme et le consumérisme. Présentée sous forme d'amendements à différents points du projet de loi fiscal, elle prévoit notamment la création du revenu maximal autorisé, l'abrogation de niches fiscales anti-écologiques et la mise en place d'incitations fiscales pour la conversion écologique de l'économie. Vous trouverez le texte intégral de la proposition de loi ainsi qu’un récapitulatif des différentes mesures proposées sur le site du Parti de Gauche : Proposition de loi pour "une autre fiscalité écologique"
24 octobre 2009
Déclaration du Conseil National du Parti de Gauche
Les prochaines élections régionales auront une signification
nationale. Car le débat de la campagne électorale et le résultat du
vote prendront leur place dans le cadre de la crise économique et
politique qui accable notre pays. Aujourd'hui nous vivons un paradoxe.
Cette crise, les choix et les méthodes du gouvernement de Nicolas
Sarkozy devraient placer la gauche comme un recours attendu par le
pays. Ce n'est pas le cas. Loin de là. C'est même le contraire
souvent : la droite continue de gagner les élections partielles ou
l'abstention devient abyssale. Si rien ne change, non seulement Sarkozy
continuera de se sentir les mains libres mais il peut raisonnablement
envisager sa réélection. Selon nous, il ne doit pourtant rien à ses
propres forces mais tout à la carence de la gauche qui n'est pas à la
hauteur.
Pourquoi en est-il ainsi ? Notre analyse nous conduit à constater
que la domination du Parti socialiste sur la gauche est la principale
cause de la difficulté à mobiliser le grand nombre. En effet elle
cantonne toute les propositions dans le cadre étroit de
l'accompagnement du libéralisme et elle diffuse dans toute la gauche le
poison de ses querelles de personnes et compétition de carrière. Quand
la politique de la droite frappe, le PS aujourd'hui est un étouffoir
pour toute dynamique populaire qui voudrait remettre en cause le
système et imaginer un autre futur. Comme si cela ne suffisait pas,
avec les offres d'alliance au Centre, le PS annonce clairement qu'il
n'entend pas aller plus loin que ce que le MODEM peut accepter. Cette
confusion, dorénavant entretenue dans toutes les élections est un
adversaire permanent de la mobilisation à gauche.
Dans ce
contexte, notre responsabilité est de proposer un autre chemin, une
autre méthode pour que notre peuple puisse faire un autre choix. Sinon
comment en finir avec le libéralisme et le productivisme ? Nous ne nous
satisferons jamais de la seule protestation contre l'ordre établi. Nous
voulons le changer pour de bon. Il faut pour cela construire une
nouvelle majorité de gauche autour d'un nouveau pôle de rassemblement à
gauche. Notre stratégie est l'alliance de toute l'autre gauche pour y
parvenir. Pour commencer cette nouvelle alliance, nous avons construit
le Front de gauche avec les communistes. Il est aujourd'hui le seul
point d'appui unitaire disponible. Il a déjà reçu le soutien de 6,5 %
des électeurs à sa première présentation devant les électeurs d'outre
mer et de métropole. C'est un acquis précieux. Nous voulons le
développer pour qu'il devienne la force de référence à gauche.. Et en
même temps nous voulons que le front de gauche élargisse sa capacité à
peser sur les évènements en concluant une alliance électorale stable
avec toutes les autres forces de l'autre gauche, organisations,
personnalités, groupement de dimension nationale où locale.
Le Parti
de Gauche a travaillé depuis des mois en vue de ce résultat.
Aujourd'hui existe un lieu qui permet le dialogue et les convergences,
c'est le groupe de travail puisqu'il réunit à la fois les forces qui
composent le Front de Gauche et des formations comme le NPA, les
Alternatifs ou la Fédération. Bien sur il existe toujours des
différents, parfois importants. Mais aucun ne doit être insurmontable
pour peut qu'on en ait la volonté. D'ailleurs les avancées n'ont pas
manqué au cours des trois premières réunions de ce Groupe de Travail.
Le 28 octobre et 2 novembre deux nouvelles rencontres sont prévues.
Nous voulons qu'elles permettent de conclure. Nous avons besoin en
effet de passer rapidement a l'action et d'entrer tous ensemble de
plain pied dans la campagne pour convaincre et entrainer nos
concitoyens.
Le CN du Parti de Gauche présente à cet effet ses propositions :
1) Nos listes devront être, aux premiers tours, autonomes et indépendantes vis-à-vis du PS et d'Europe écologie.
2) Elles affirmeront que leur but est de réunir une majorité
autour d'elles et de leur programme. Elles s'engageront, en
conséquence, à défendre ce programme, quoiqu'il advienne dans les
futurs conseils régionaux. Elles chercheront à les mettre en œuvre
partout où le rapport de forces le permettra. Bien sur cette ambition
suppose que notre programme ne soit pas uniquement déclamatoire et propagandiste ! Nous proposerons une politique cohérente, applicable
dans le champ de compétences légales des régions, changeant réellement
la vie des citoyens, l'exercice de la démocratie et modifiant le
rapport de force avec les mécanismes de l'économie capitaliste en
région.
3) Nos listes s'engageront sans ambigüité sur le principe du
rassemblement contre la droite au 2ème tour. C'est ce que nous
nommerons des « fusions démocratiques » composées proportionnellement
aux résultats du premier tour. Elles s'opéreront autour de la liste
arrivée en tête : la notre, celle d'Europe écologie ou celle du PS.
Nous demanderons solennellement le même engagement du PS et d'Europe
Ecologie.
4) En ce qui concerne la participation aux exécutifs nous serons
également sans ambigüité. Nous voulons gouverner notre pays. Pourquoi
ne voudrions-nous pas diriger une région ? Mais la participation aux
exécutifs s'envisage comme un moyen d'atteindre nos objectifs. Ce n'est
donc ni « jamais », ni « toujours ». Notre participation est donc liée
aux conditions qui la rendent possible. Il s'agit du contenu du
programme de deuxième tour, et du rapport de force permettant de
l'appliquer. Bien sur, cette hypothèse exclut toute participation du
Modem ou d'une quelconque organisation de droite. En raison du rapport
de force entre les trois listes de gauche qui se disputeront les
suffrages, la situation au soir du premier tour sera sans doute
complexe du fait de la présence d'Europe écologie et de listes
régionales.. C'est pourquoi nous proposons de ne pas nous enfermer dans
un vis-à-vis avec le seul PS. Nous proposons de juger au cas par cas et
en tenant compte aussi du déroulement de la campagne nationale et
régionale.
Nous voulons rappeler que tout commence par un point incontournable. Un préalable à l'accord national que le Parti de Gauche est disposé à conclure sur ces bases : les listes de rassemblement de l'autre gauche au premier tour des régionales doivent être clairement autonomes du PS et d'Europe Ecologie. Nous savons qu'au moment même où nous adoptons cette déclaration, le CN du PCF travaille son « offre » nationale pour les Régionales. Nous espérons qu'elle contiendra clairement cette affirmation. Ensemble, nous pourrons ainsi continuer à mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces qui n'ont pas renoncé à opposer une alternative à la logique du système capitaliste et des modèles productivistes. Ce sera notre propre offre dès la prochaine réunion du groupe de travail de toute l'autre gauche.
Bagnolet le 24 octobre 2009.
22 octobre 2009
Délcaration du Parti de gauche : de toutes nos forces pour l'unité de l'autre Gauche !
Le PCF a diffusé lundi un
communiqué titré «le rassemblement ne fait pas bon ménage avec les
coups de forces médiatiques». Il implique personnellement Jean-Luc
Mélenchon et ainsi le Parti de Gauche qu'il préside. Il nous place dans
l'obligation de répondre au risque d'une publicité de nos débats que
nous n'avons pas souhaitée.
A quelques jours d'un CN qui
sera décisif pour le Front de Gauche puisque le PCF y fera une offre
nationale pour les régionales, nous regrettons et la forme et le fond
de ce communiqué. Nous ne comprenons pas les raisons d'un tel décalage
entre les propos réellement tenus par Jean-Luc Mélenchon et la version
qui en est donnée par ce communiqué. Nous ne voulons pas participer à
une polémique que nous jugeons vaine. Nous ne voulons pas fragiliser
une alliance qui est le coeur de notre stratégie. Mais notre alliance
ne peut se développer, et s'élargir, que dans des rapports égaux et
francs. Nous publions donc cette déclaration pour corriger les
informations erronées que contient le communiqué du PCF. Nous sommes
certains quau final les responsables et militants communistes le
comprendront : le respect que nous attendons de leur parti est la plus
sure garantie que la réciproque soit toujours vraie. Pour notre part
nous n'y avons jamais manqué.
DOUBLE CANDIDATURE AUTO-PROCLAMEE ?
Commençons par le plus commenté : « Quant
à la deuxième déclaration de candidature du premier responsable du
Parti de Gauche en une semaine, cette fois en Ile-de-France, elle
apparaît peu acceptable du point de vue du respect mutuel due aux
partenaires et à leurs militants. La démocratie et la concertation sont
préférables à l'auto proclamation » déclare le communiqué. Quelle
est cette première déclaration de candidature dont parle ce communiqué
? Jean-Luc Mélenchon n'a fait aucune autre déclaration à propos de sa
candidature en dehors de ce qu'il a dit dans le cas de l'Ile-de-France.
Les informations parues dans «L'Express» et «Midi libre» sur sa
candidature en face de Georges Frèche sont de la seule responsabilité
de ces médias et n'ont jamais été commentées par lui d'aucune façon.
Pour ce qui concerne l'Ile-de-France, chacun peut vérifier ce qu'il en
est en consultant le site de France 3. Après avoir montré que l'affaire
de l'aménagement immobilier de « la Défense » était le véritable enjeu
de la nomination de Jean Sarkozy à l'EPAD, il a montré que, de ce fait,
la prochaine élection régionale en Ile-de-France incluait une
confrontation avec le Président de la République lui-même. Interrogé
sur sa candidature dans cette région par le journaliste, et non de sa
propre initiative, il a répondu : « si c'était possible, j'en
serais (...). C'est clair il y a plein d'autres candidats parfaitement
capables au PCF, PG, NPA ... Cela m'intéresse, si on le veut. Mais je
ne vais créer moi-même une bousculade ... ». Où est
l'auto-proclamation ? Comment faudrait-il nommer alors les candidatures
communistes annoncées aux européennes avant toute concertation au sein
du Front de Gauche ? Et celles déjà annoncées en vue des prochaines
élections dans plus d'une région ? Le président de notre parti est
légitime, autant que d'autres en Ile-de-France, dont il a été élu local
et national pendant de nombreuses années. Une offre de service n'est
pas une auto proclamation. Dire le contraire n'est respectueux ni de la
vérité, ni de la personne, ni du partenariat dans le Front de Gauche.
UN ACCORD PRATIQUEMENT SCELLE ?
Un point important du
communiqué concerne la question cruciale des discussions dans le cadre
du groupe de travail de l'autre gauche. Le communique déclare «
Jean Luc Mélenchon salue un accord pratiquement scellé entre le NPA, le
PCF et le Parti de gauche. La vérité oblige à dire qu'un désaccord
sérieux persiste sur la volonté de construire des majorités de gauche
excluant, certes, toute compromission avec le Modem, mais prenant
toutes leurs responsabilités jusque dans les exécutifs, dans
l'application des mesures qu'elles auront portées devant les électrices
et les électeurs. » Précisons d'abord que les propos de Jean-Luc Mélenchon n'évoquent nullement « un accord pratiquement scellé ». Il répond ainsi au journaliste Samuel Etienne : «vous
pensez que nous n'y arriverons pas (à l'accord de toute l'autre gauche)
? Peut-être aurez-vous raison et que je n'y arriverais pas, mais pour
le moment ça avance bien». La vérité oblige à dire qu'il a raison.
Si on s'en tient aux points concrets et si l'on se souvient des
divergences affichées entre les forces du Front de Gauche et le NPA
lors des européennes, nul ne peut nier les avancées en cours.
Quelles sont-elles ?
- Le principe d'une fusion
démocratique avec le PS et Région-Ecologie est acté : il s'agit bien de
nous regrouper au 2ème tour sur une liste unique de la gauche pour
battre la droite.
- Les discussions en cours
n'évacuent pas la question des gestions des régions. Le NPA a bien
validé dans le compte rendu de la réunion du Groupe de travail du 16
octobre la phrase suivante : « Tout le monde est à ce stade
grossièrement d'accord sur la formule suivante : aucune des forces du
groupe de travail ne dit « jamais par principe », aucune ne dit «
toujours ». Il n'y a donc pas de refus de principe, dans toutes circonstances, de gérer les régions.
- Le NPA n'évacue pas la
question de la mise en Suvre du programme que nos listes pourraient
défendre. Mais à ce stade il ne l'imagine pas possible dans des
exécutifs dominés par le PS tel qu'il est. Le NPA écrit : « Nous
nous engageons à le défendre (le programme) dans les conseils régionaux
et à le mettre en Suvre partout où le rapport de forces le permettra.
Mais nous ne sommes pas prêts à brader nos idéaux, à tourner le dos aux
aspirations populaires, à nos responsabilités d'écologistes radicaux,
dans un gouvernement de région dirigé par le PS tel qu'il est ». Cette
formule contient une part de vérité partagée par nous. Qui, dans
l'autre gauche, est certain de pouvoir appliquer de vraies mesures de
gauche, « excluant toute compromission avec le Modem » pour
reprendre les termes du PCF, dans un exécutif dirigé par le PS tel
qu'il est ? Le PCF lui-même indique d'ailleurs dans le texte qu'il a
proposé au groupe de travail que cette participation aux exécutifs se
ferait sous conditions. Et on voit bien que si un rapport de force
suffisant ne se dessine pas, « le PS tel qu'il est », n'exclura pas,
pour ne reprendre qu'un seul point, les compromissions avec le Modem !
Chaque élection partielle le démontre.
Avec d'autres organisations
membres du groupe de travail, le PG propose trois conditions à toute
participation aux exécutifs : le contenu de l'accord, le rapport de
force permettant de l'appliquer et le refus d'une alliance avec le
Modem. Le NPA a jugé irréaliste lors de la réunion du 16 octobre, la
possibilité de tels accords de gestion si nous ne sommes pas en tête de
la gauche. On doit entendre ses arguments. Mais pour notre part nous
voulons montrer que la situation au soir du premier tour sera
nécessairement plus complexe, du fait des résultats que feront les
listes «Région écologie». C'est pourquoi nous proposons de ne pas nous
enfermer dans un vis-à-vis avec le PS. Nous proposons de juger au cas
par cas. Et de tenir compte aussi du déroulement de la campagne
nationale et régionale.
Voilà les pistes que nous
avancerons sur cette question lors des réunions du Groupe de Travail
prévues le 28 octobre au siège du PCF puis le 2 novembre à celui du
NPA. Mais il en est d'autres à explorer bien sûr.
La première c'est notre
capacité à nous entendre sur un programme. Le NPA a expliqué, toujours
lors de la dernière réunion du Groupe de travail commun, que « la
question des exécutifs est une conséquence du débat programmatique, pas
un point de départ ». Nous sommes d'accord. C'est pourquoi nous
insistons depuis plusieurs réunions pour que lon entre dans le travail
d'élaboration des programmes qui, en réalité, définiront le profil de
nos listes bien plus que des discours d'intention.
La seconde, préalable à tout,
c'est un accord national pour des listes autonomes du PS et des Verts
au premier tour. Nous travaillons pour que ce soit des listes d'union
de toute l'autre gauche. Car sans cela comment espérer réunir une
majorité sur un programme vraiment à gauche ? Sans ces listes la
mobilisation des classes populaires tentées par labstention ne se
réalisera pas. La confusion est ennemie de la mobilisation.
Dans ce contexte, nous disons à nos camarades communistes que nous
attendons avec impatience, mais confiance malgré ces différends, leur
offre nationale ce week-end. Nous savons qu'ils tiennent autant que
nous à la stratégie du Front de Gauche. Comme nous ils veulent sans
doute en faire un point d'appui pour une alliance plus large regroupant
toute l'autre gauche et les prochaines dissidences socialistes. Nous
avons bien avancé vers notre objectif. Et notre Front de gauche aussi a
bien progressé. En décidant comme nous l'avions proposé la constitution
d'un comité permanent du Front de Gauche et la mise au point de
plateformes partagées nos partis ont ouvert un chemin mobilisateur et
créatif. Nous souhaitons poursuivre dans cette voie de rapprochement
progressif pour offrir à notre pays une alternative progressiste
crédible autant qu'audacieuse.
Retrouvez le site national du PG : www.lepartidegauche.fr